La consanguinité

DROIT DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE

L’Église catholique interdisait les mariages consanguins, c’est à dire entre époux ayant un ancêtre commun, jusqu’au 6ème degré.

Les mariages consanguins de degré inférieur au 5 étaient entachés de nullité si on découvrait la consanguinité après la célébration.

Cette règle explique qu’on peut trouver le mariage des mêmes personnes enregistré 2 fois à quelques mois d’intervalle.

En droit canonique (droit religieux), on calcule les degrés en comptant le nombre de générations jusqu’à l’ancêtre commun.

Le cas échéant, il convient de demander, moyennant finances, une dispense à l’Évêché.

Notons qu’en cas de consanguinité au 2ème degré (cousins germains) ou même du 1 au 2 (oncle - nièce ou tante - neveu), c’est à Rome qu’il faut demander la dispense pour mariage consanguin (et c’est plus cher !).

DROIT DE L’ÉTAT
On compte les degrés de consanguinité différemment.

En partant d’un des (futurs) époux on remonte jusqu’à l’ancêtre commun puis on redescend jusqu’à l’autre époux en comptant le nombre de générations traversées.

En droit civil, les liens de parenté ne constituent pas un empêchement : seuls les mariages entre ascendants et descendants directs et entre frère et sœur sont interdits.